Langages pour penser et communiquer

, par Jean-Charles Moreau-Trouvé

Les ressources du groupe « des langages pour penser et communiquer » permettent de travailler différentes formes de langage utilisées pour appréhender le monde ou rendre compte de raisonnements ; schémas, éléments de langage spécifiques à la discipline, communication orale et écrite. Elles sont conçues pour favoriser l’explicitation, les échanges entre élèves, et s’intéressent souvent au passage d’un langage à un autre.
Elles constituent des exemples qui peuvent être adaptés à différents niveaux. Des copies d’élèves ou des vidéos sont parfois données ; la disposition des élèves en classe est précisée lorsque cela est nécessaire.

L’ensemble des documents est téléchargeable à la fin de cet article (le fichier Ressources.zip contient l’intégralité des fichiers).

Sont disponibles depuis janvier 2019 :

Modéliser sans le dire : en sixième, les élèves sont invités à lister les verbes qui évoquent le mouvement et ils finissent par distinguer le fait de « bouger » (sans déplacement du centre d’inertie dans le référentiel terrestre) de l’état de mouvement global (correspondant à un déplacement du centre d’inertie). L’explicitation porte sur ce qu’on entend par mouvement dans le contexte du collège. De façon implicite commencent à être construites en même temps la notion de système et la notion de point matériel correspondant à une perte d’information (seconde). L’activité peut être reprise sous une forme plus courte en seconde.
Langage quotidien, polysémies (ce que le professeur veut dire vs ce que l’élève a présent à l’esprit)

  • communication orale entre pairs
    Informatique, outil de communication (schématisation par des nuages de mots)
  • Nuage de mots

Décrire oralement, comprendre des consignes : exemple en enseignement de sciences et technologie en 6ème (symboles électriques et cellule), déclinable en seconde (verrerie ; construction d’une image en optique etc.)
Langage quotidien (limites de la communication orale informelle) -> nécessité d’utiliser des éléments de langage spécifiques aux domaines scientifiques concernés (langage écrit et oral)

Expliquer oralement : répartis en groupes, les élèves de 3ème doivent comprendre le principe de la chronophotographie à partir de documents écrits, réaliser une chronophotographie avec un téléphone portable puis enregistrer une séquence audio de quelques minutes pour expliquer ce qu’est une chronophotographie ; une variante pour la classe de seconde est proposée sous forme de devoir maison.

Expliciter les indications d’un GPS : à partir de la 6ème et jusqu’en seconde : L’élève est amené à s’interroger sur ce que signifient chacune des indications d’un GPS.
Schématisation du quotidien -> identification des grandeurs de la physique (distance, durée, vitesse, date…)

Argumenter pour distinguer dans des situations courantes des grandeurs, et des unités : à partir de la 6ème, activité de tri de cartes correspondant à des situations courantes. Transposable à d’autres domaines.
Implicite (quotidien) -> Explicite (distance, durée, date, vitesse)

Même unité grandeurs différentes (g.L-1) :
En seconde, cette activité permet un réinvestissement et une clarification des concepts du cycle 4 : on distingue par les protocoles nécessaires à leur mesure la masse volumique, la solubilité (appelée concentration maximale en seconde), et la concentration massique (appelée, pour lever toute ambiguïté, concentration en masse dans les nouveaux programmes).
Les élèves doivent filmer la réalisation des solutions : ils ne peuvent parler pendant le tournage. Dans un deuxième temps, ils s’enregistrent pendant qu’ils commentent la vidéo.
Protocole (écrit) -> langage des gestes -> verbalisation utilisant les éléments de langage spécifiques à la discipline.

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