PHYSIQUE-CHIMIE - Seconde
NOUVEAU PROGRAMME APPLICABLE À COMPTER
DE L’ANNÉE SCOLAIRE 2000-2001
A- Objectifs
Les objectifs de l’enseignement de chimie et de physique au lycée
répondent à plusieurs exigences :
- offrir à chacun, futur scientifique ou pas, une culture de base dans
un domaine de la connaissance indispensable à la compréhension
du monde qui nous entoure, et ceci à une époque où nous
sommes confrontés à des choix de société, notamment
en matière d’environnement,
- faire comprendre ce qui différencie la science des
autres domaines
de la connaissance, par une pratique de la démarche scientifique,
- faire apparaître les liens entre l’activité scientifique
et le développement technologique qui conditionne notre vie quotidienne,
- permettre à chaque lycéen de s’orienter, selon ses goûts,
vers des études scientifiques jusqu’au baccalauréat et au-delà,
en tentant d’enrayer une certaine désaffection pour la physique,
constatée récemment dans plusieurs pays occidentaux.
Par rapport au collège, l’approche de ces disciplines au cours
des années de lycée doit marquer une certaine rupture : c’est
en effet au lycée qu’il faut amener les élèves à
comprendre que le comportement de la nature s’exprime à l’aide
de lois générales qui prennent l’expression de relations
mathématiques entre grandeurs physiques bien construites. L’utilisation
du langage mathématique qui, selon le mot de Galilée, est celui
de la nature, mérite un soin particulier : même si, à un
stade avancé d’analyse d’une situation physique c’est
ce langage qui permet de faire des prédictions quantitatives ou de découvrir
des effets qualitatifs inattendus, il ne se substitue pas à l’utilisation
de la langue naturelle, qui demeure celle de la question que l’on se
pose et de la compréhension qualitative d’un phénomène.
Une expérience correspond toujours à une interrogation du type
: si, dans telle situation, je fais ceci, que va-t-il se passer et pourquoi
? Apprendre à formuler de telles questions fait déjà partie
de l’apprentissage des sciences qui ne doit pas privilégier la
manipulation mathématique. La réponse à ces questions implique
un double mouvement : du langage naturel au langage formel, puis retour au langage
formel au langage natuel, qui caractérise le rôle des mathématiques
dans les sciences exactes et plus particulièrement en physique.
Outre ces contraintes d’objectifs, il convient de tenir compte, concernant
la classe de seconde, qu’il s’agit d’une classe au cours de
laquelle les élèves déterminent, sur la base de leurs intérêts
et au vu des résultats qu’ils obtiennent dans les différentes
disciplines, la filière qu’ils vont suivre jusqu’au baccalauréat.
Or la majorité des élèves de seconde n’optent pas
pour la filière scientifique : leur pratique des sciences s’arrêtera
donc là. Par conséquent, le programme doit être conçu
de façon à faire sens par lui-même, et non en fonction du
développement de la discipline au cours des années suivantes,
tout en fournissant des bases solides à ceux qui continueront dans la
voie scientifique. Ceci interdit de laisser l’aval piloter l’amont
: ce ne sont pas les connaissances dont on estimerait que les élèves
doivent disposer en terminale ou à l’université qui doivent
déterminer le contenu du programme de seconde. Il convient plutôt
de se demander, de façon schématique, ce qu’il faut enseigner
d’une discipline à quelqu’un qui ne la pratiquera plus. La
réponse découle naturellement de ce que l’on estime devoir
être la culture scientifique minimale d’un citoyen de notre époque.
Les choix du présent programme ont pour arrière-plan une conception
de cette culture dont les 5 points suivants constituent une partie importante
:
- le monde observable s’étend vers l’infiniment petit et
l’infiniment grand,
- le monde naturel a une histoire,
- le monde est constitué de particules en interaction,
- la diversité du monde macroscopique, depuis les
structures les plus simples jusqu’aux organismes vivants, résulte
de la diversité des formes d’organisation et des comportements
des constituants microscopiques,
- il est à la fois utile et intéressant de s’intéresser
à ces questions.
Ces différents points peuvent se traiter à
tout niveau, en une progression qui s’enrichit de connaissances nouvelles.
Au niveau de la seconde, les deux premiers thèmes sont abordés
par une étude des échelles de distances et de temps dans
l’Univers observable (auxquelles on associera en première S une
échelle d’énergie), les deux points suivants mettent en
place deux niveaux d’appréhension du monde physique et posent le
problème du passage du niveau microscopique au niveau macroscopique
illustré, en seconde, par les concepts de température et de
pression et par une approche de la constitution et la transformation
de la matière. Enfin le cinquième point signale que la culture
scientifique ne se définit pas seulement en termes de contenus, mais
également en termes d’élaboration de ces contenus.
Définir la culture scientifique
uniquement en termes de contenus - quels qu’ils soient - serait évidemment
réducteur : l’enseignement scientifique doit montrer comment
ces contenus sont élaborés, quels sont les protocoles expérimentaux
et théoriques mis en place par la science au cours de son développement
historique pour construire des représentations du monde qui permettent
de transformer notre propre environnement avec l’efficacité parfois
redoutable que l’on connaît, et en quoi ces protocoles sont spécifiques
à la science.
Restituer la dimension historique du développement
des sciences peut jouer ici un rôle spécifique essentiel. En
effet, contrairement au cas de l’art ou de la philosophie il est toujours
possible techniquement d’enseigner une discipline scientifique en faisant
abstraction de son histoire : dans la mesure où les théories nouvelles
sont construites par une démarche critique concernant les plus anciennes,
les connaissances sont régulièrement réactualisées
et la discipline peut se raconter au présent. Mais la curiosité
pour les sciences et pour les mécanismes de la création en générale
se nourrit à l’évidence de connaître les controverses
passées, les longues impasses comme les avancées brutales, les
grandes synthèses qui surprennent le bon sens et bouleversent la perception
immédiate et intuitive du monde. En seconde, la mise en perspective de
la conception aristotélicienne du mouvement, dominante pendant 2000 ans
et correspondant toujours au bon sens spontané (la vitesse d’un
objet est le signe d’une force agissante), et la conception galiléenne/newtonienne
(c’est le changement de la vitesse d’un objet qui est le signe
d’une force agissante) doit permettre une première approche
de ces questions.
Une conséquence notable de cette façon d’envisager l’enseignement de la discipline, à savoir replacer les sujets précis abordés en seconde dans le contexte général de la culture commune, implique d’inclure une certaine dose de vulgarisation scientifique dans les cours, au lieu de s’en remettre uniquement, pour cet aspect de la diffusion des connaissances, aux structures extra-scolaires (livres, revues, associations d’amateurs, programmes télévisuels). Un exemple concret permettra d’éviter tout malentendu à ce sujet : l’échelle des distances observables s’étend typiquement de l’échelle nucléaire à la distance parcourue par la lumière depuis l’époque estimée du Big-Bang. En seconde, les élèves peuvent, par exemple, mesurer expérimentalement la taille d’une grosse molécule (expérience de Franklin) et le rayon de la Terre (méthode d’Eratosthène). Il est clair que le sens donné à ces deux mesures, qui diffèrent par quinze ordres de grandeur, s’enrichit considérablement si on les replace dans l’échelle générale des distances, qui s’étend en gros sur vingt-six ordres de grandeur, et que l’on n’attendra pas de pouvoir enseigner la physique nucléaire ou l’astrophysique du Big-Bang en maîtrise de physique pour mettre en place l’échelle complète des distances dans toute sa gloire.
Le choix d’organiser le programme autour de concepts transversaux, au
lieu d’aborder chaque discipline par ses subdivisions habituelles (électricité,
mécanique, chimie organique…) permet une grande liberté
dans le choix des phénomènes physiques ou chimiques propres à
en illustrer la généralité. Il repose également
sur une façon d’aborder le double mouvement de l’activité
scientifique, à savoir : dégager de la diversité du monde
un petit nombre de concepts généraux et de lois universelles,
puis concevoir et réaliser des objets complexes (objets technologiques,
molécules de médicament…) à partir des lois simples
connues. En seconde, expliciter le fonctionnement d’un objet complexe
est difficile, car tout objet moderne est un concentré de trois siècles
de science ; en revanche, montrer comment tel ou tel aspect d’un
objet complexe fait appel à une notion fondamentale connue ou une loi
déjà identifiée est non seulement possible mais évidemment
souhaitable.
Enfin signalons qu’une place privilégiée est accordée aux activités expérimentales, qu’il s’agisse d’expériences de cours ou de travaux pratiques. Ces activités permettent en effet d’établir le rapport particulier que les sciences expérimentales établissent avec le monde réel, d’où se dégagent une vision et une compréhension unifiées de phénomènes a priori très divers. Il faut cependant insister sur le fait que la pratique expérimentale dans l’enseignement ne favorise la formation de l’esprit scientifique que si elle est accompagnée d’une pratique du questionnement et de la modélisation. On entend par là le travail d’élaboration d’une représentation abstraite simplifiée d’un phénomène, nécessitant d’identifier les paramètres pertinents et ceux qui sont négligeables dans la situation donnée, activité qui peut fournir une compréhension qualitative du phénomène et déboucher éventuellement sur une mise en équation dont la résolution fournira des évaluations quantitatives. Contrairement aux mathématiques, où les objets sur lesquels on raisonne sont toujours simples et facilement identifiables par les élèves - droites, cercles, sphères, cylindres, nombres, etc... -cette activité de modélisation, difficile quel que soit le niveau considéré, est au cœur des sciences expérimentales. À titre d’exemples : le concept de “pendule simple” (une masse ponctuelle au bout d’un fil inextensible oscillant sans frottement sous l’effet de la force de gravité) et celui de la “réaction chimique” comme modèle de la transformation chimique d’un système reposent sur une analyse de cette sorte. À cette difficulté des sciences expérimentales s’en ajoute une autre, de nature différente. Un dispositif expérimental est, contrairement à un dispositif théorique aisément simplifiable, toujours complexe, puisque l’accès au phénomène auquel on s’intéresse se fait par l’intermédiaire d’une instrumentation qui, dans son fonctionnement met en cause d’autres phénomènes. Sa maîtrise fait donc intervenir des compétences à des niveaux très divers. Il s’agit là d’une difficulté qu’il s’agit de traiter en tant que telle. Sinon, au lieu d’envisager les moyens pédagogiques d’une acquisition progressive de ces compétences, la tentation est grande de traiter la complexité intrinsèque de la situation expérimentale par la rédaction de feuilles de travaux pratiques où tous les gestes à faire sont prédéterminés, sans que la clef de leur raison d’être soit jamais accessible aux élèves : la pratique scientifique est alors transformée en pratique magique. Il faut au contraire veiller à bien définir les objectifs de contenus et à limiter les compétences mises en jeu dans une séance de travaux pratiques, afin de bien dégager les notions que l’on veut faire acquérir aux élèves, et ne pas mobiliser trop de compétences à la fois ; l’utilisation recommandée d’une grille de compétences peut permettre à l’enseignant de gérer le suivi de ces compétences au cours de l’année.
Une des innovations de ce programme est d’être constitué
d’un enseignement fondamental, représentant environ 80%
des cours et travaux pratiques et d’un enseignement thématique
(environ 6 semaines d’enseignement) permettant à l’enseignant
d’approfondir telle ou telle partie de l’enseignement fondamental
en fonction de ses goûts et de la nature de sa classe, sans toutefois
introduire de nouvelles compétences exigibles.
Les compétences à mobiliser par les
élèves ne se limitent pas à des connaissances et savoir-faire
strictement disciplinaires. Des compétences liées à la
langue française, aux mathématiques, à l’expérimentation
et aux nouvelles technologies de l’information et de la communication
doivent être également acquises. Ces compétences, détaillées
plus bas, sont mises en place tout au long du cycle secondaire.
B- Présentation et mise en œuvre
À travers l’exploration de l’Univers
des atomes aux galaxies, les notions de base de la chimie et de la physique
mises en œuvre dans le programme sont : structure et transformation de
la matière, repérages dans le temps et dans l’espace, mouvements
et forces, température et pression.
Le programme se compose d’un enseignement thématique
et d’un enseignement fondamental. Ce dernier comporte trois parties en
chimie comme en physique. Le tableau ci-dessous résume la structure de
l’ensemble.
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Enseignement thématique
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CHIMIE et PHYSIQUE : 6 TP, 12 h en classe entière
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C H I M I E
environ 3 TP, 6 h en classe entière |
P H Y S I Q U E |
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Enseignement fondamental
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C H I M I E
I. “Chimique ou naturel ?” 4 TP, 8 h en classe entière II. Constitution de la matière 4 TP, 8 h en classe entière III. Transformations de la matière 4 TP, 8 h en classe entière |
P H Y S I Q U E
I. Exploration de l’espace 5 TP, 10 h en classe entière II. L’univers en mouvements et le temps 4 TP, 8 h en classe entière III. L’air qui nous entoure 3 TP, 6 h en classe entière |
L’enseignement thématique peut accompagner les trois
parties de l’enseignement fondamental. Il peut également constituer
une partie séparée. Cet enseignement n’introduit aucune
nouvelle compétence exigible mais fait l’objet d’une évaluation.
Les thèmes choisis peuvent être communs à la chimie et à
la physique, ou être propres à chaque discipline (en veillant dans
tous les cas à respecter un certain équilibre entre les deux disciplines).
L’enseignement fondamental se présente sous la forme d’un
tableau à trois colonnes :
- la colonne de gauche présente une liste non obligatoire et non exhaustive
d’exemples de questions et d’activités qui peuvent être
exploitées en expériences de cours, en travaux pratiques ou en
travaux de documentation. Les activités expérimentales sont indiquées
en italique. Les activités pouvant mettre en jeu les technologies de
l’information et de la communication (TIC) sont repérées
par un astérisque.
- la colonne centrale indique les contenus de base.
- la colonne de droite présente les connaissances et savoir-faire exigibles
en fin d’année scolaire, ou en cours d’acquisition. Les connaissances
et savoir-faire exigibles relatifs aux activités expérimentales
sont indiqués en italique.
C- Les techniques d’information
et de communication (TIC)
La physique et la chimie fournissent naturellement l’occasion d’acquérir
certaines compétences dans l’utilisation des TIC, dont certaines
sont liées à la discipline et d’autres sont d’une
valeur plus générale. Outre la recherche documentaire à
l’aide de la “toile”, la mise en relation par courrier électronique
de classes effectuant une même recherche documentaire ou la comparaison
de mesures effectuées simultanément dans des établissements
différents sont possibles. L’automatisation de l’acquisition
et du traitement des données expérimentales peut permettre de
mieux ouvrir la réflexion des élèves aux aspects statistiques
de la mesure et au dialogue entre théorie et expérience.
Outre les sites académiques, il faut signaler à l’attention
des professeurs le site national http://www.educnet.education.fr/phy, qui recense
des travaux de groupes nationaux, des ressources thématiques, des adresses
utiles.
D- Un enseignement expérimental
Les activités expérimentales jouent un rôle important
dans l’enseignement. Celles-ci peuvent s’articuler autour de deux
pôles distincts :
- l’expérience de cours,
- la séance de travaux pratiques au cours de laquelle l’élève
doit manipuler seul ou en binôme.
Pourquoi un enseignement expérimental ?
Il offre la possibilité de répondre à une situation-problème
par la mise au point d’un protocole, la réalisation pratique de
ce protocole, la possibilité d’aller-retour entre théorie
et expérience, l’exploitation des résultats.
Il permet à l’élève de confronter ses représentations
avec la réalité.
Il apprend à l’élève à observer en éveillant
sa curiosité.
Il développe l’esprit d’initiative, la ténacité
et le sens critique.
Il lui permet de réaliser des mesures, de réfléchir sur
la précision de ces mesures, d’acquérir la connaissance
de quelques ordres de grandeur.
Il aide l’élève à s’approprier des lois, des
techniques, des démarches et des modes de pensée.
Ainsi, les activités expérimentales établissent un rapport
critique avec le monde réel et incontournable, où les observations
sont parfois déroutantes, où des expériences peuvent échouer,
où chaque geste demande à être maîtrisé, où
les mesures – toujours entachées d’erreurs aléatoires
quand ce ne sont pas des erreurs systématiques – ne permettent
de déterminer des valeurs de grandeurs qu’avec une incertitude
qu’il faut pouvoir évaluer au mieux. L’expérience
de cours permet d’établir un premier rapport entre le réel
et sa représentation. Les travaux pratiques sont le seul moyen d’appropriation
de techniques et de méthodes.
Deux conditions sont nécessaires pour que cet enseignement expérimental
remplisse pleinement son rôle :
- les élèves doivent savoir ce qu’ils cherchent, anticiper
(quitte à faire des erreurs) un ou des résultats possibles, agir,
expérimenter, conclure et ainsi élaborer leurs connaissances,
- l’enseignant doit veiller à bien définir les objectifs
de contenus et à limiter le nombre des compétences mises
en jeu dans une séance de TP afin de bien dégager les notions
qu’il veut faire acquérir. Avant toute entrée dans le processus
de résolution et d’expérimentation, il doit vérifier,
lors du débat, que les élèves ont bien compris la question
et/ou les termes du problème à résoudre.
Une grille de compétences, dont le nombre est ici volontairement
limité à onze dans un souci de simplification, est présentée
ci-après. On a séparé les compétences à acquérir
selon qu’elles concernent la mise en place d’une démarche
scientifique ou plutôt les manipulations et les mesures.
Ces compétences ne doivent pas être toutes mobilisées
à la fois lors d’une séance de TP.
La présentation sous forme de grille permet de gérer plus facilement
les différentes compétences mises en œuvre lors de la conception
de chaque séance de travaux pratiques. L’enseignant peut ainsi
vérifier qu’il a introduit ces compétences plusieurs fois
dans l’année et diversifier au mieux son enseignement. Cette grille
a été conçue dans le but d’aider l’enseignant
à construire les séances de TP et non dans celui de procéder
à une évaluation des élèves.
Les compétences liées au comportement de l’élève
n’apparaissent pas dans la grille car elles interviennent en permanence
: précision, soin, organisation (rangement et anticipation), et plus
largement rigueur.


E- Compétences transversales
Les compétences à acquérir ne se résument
pas à des connaissances et savoir-faire strictement disciplinaires. L’élève
doit être également capable d’utiliser d’autres compétences
qui, sauf indications contraires, sont à acquérir tout au long
du cycle secondaire.
Compétences liées à la langue
française :
- trier des informations,
- décrire une expérience, un phénomène,
- utiliser un vocabulaire scientifique,
- rédiger une argumentation en utilisant à bon escient les conjonctions
(car, donc, si…alors, etc… )
Ces compétences sont mises en œuvre tout au long du cycle secondaire
et ne figurent donc pas explicitement dans le contenu de la colonne de droite.
Les différentes activités proposées par l’enseignant
(étude de documents, description d’une expérience, analyse
critique d’un texte…) lui permettront de former et d’évaluer
ses élèves au cours de l’année.
Compétences liées aux mathématiques
:
- comprendre l’intérêt du calcul littéral,
- utiliser les puissances de 10,
- utiliser la relation de proportionnalité,
- construire un graphique à la main et savoir l’utiliser,
- utiliser quelques notions de géométrie simple,
- utiliser les notions simples de statistiques du programme de mathématique
(valeur moyenne et largeur).
Bien que les connaissances et savoir-faire liés à l’outil
mathématique soient clairement explicités dans la colonne de droite
au fur et à mesure
de leur apparition dans le programme, ces compétences seront à
mettre en œuvre tout au long de l’année.
Compétences liées aux technologies
de l’information et de la communication.
Au cours du cycle secondaire, l’élève doit acquérir
les compétences suivantes :
- utiliser l’ordinateur pour acquérir des données expérimentales,
- utiliser un tableur ou un logiciel dédié au traitement des résultats
expérimentaux et les présenter graphiquement,
- utiliser l’ordinateur pour confronter des résultats expérimentaux
à des valeurs théoriques,
- savoir ce qu’est une simulation et la distinguer clairement de résultats
expérimentaux,
- être capable d’effectuer une recherche documentaire et critique
sur un cédérom et sur internet (en ligne et hors ligne),
- produire des documents (avec éventuellement des liens entre eux) incorporant
images et graphiques,
- être capable, dans le cadre de travaux collectifs, d’échanger
ces documents par courrier électronique.
Ces compétences doivent être mises en jeu plusieurs fois dans l’année
lors des séances de travaux pratiques.
F- Relation avec les disciplines voisines
Le thème “"Exploration de l’espace"”
du programme de physique met en jeu certaines notions de géométrie
du programme de mathématique et doit contribuer à les éclairer
(notamment la vision dans l’espace). D’autres parties permettent
d’établir des liens avec le programme de SVT. Citons par exemple
: le thème “Messages de la lumière” avec l’observation
de la Terre par satellite à certaines longueurs d’onde, et l’analyse
de la lumière nous parvenant du Soleil, le thème “L’Univers
en mouvements et le temps” avec la structure du système solaire,
le thème “L’air qui nous entoure” avec l’étude
de l’atmosphère.
ENSEIGNEMENT THÉMATIQUE
Le contenu détaillé de l’enseignement thématique
ne relève pas, à proprement parler, d’un programme précis,
puisque tout sujet prolongeant et illustrant les notions traitées dans
l’enseignement fondamental, et n’introduisant pas de nouvelles connaissances
exigibles, peut convenir. C’est à l’enseignant, en fonction
de ses intérêts personnels, de la nature de sa classe et des objectifs
pédagogiques qu’il se fixe, à déterminer le ou les
thèmes qu’il entend traiter. Ce choix peut s’appuyer sur
une réflexion au niveau de l’équipe de professeurs de la
discipline dans l’établissement ou dans un groupe d’établissements
voisins, sur une consultation de sites web académiques ou du site national
indiqué plus haut, qui serviront de “banque” de thèmes
s’enrichissant des expériences les plus intéressantes. Il
est à noter que cet enseignement peut être l’occasion d’envisager
des méthodes de travail faisant particulièrement appel à
l’initiative des élèves, en préfiguration des TPE
des classes de première et terminale (travail en petits groupes, répartition
des tâches etc…).
En physique, le thème des capteurs permet de réinvestir et d’affermir
de façon pratique des connaissances antérieures en électricité
dans une perspective d’instrumentation (mesure de grandeurs au programme).
Les quelques exemples qui suivent n’ont pour but que d’illustrer
l’éventail des thèmes possibles, dont certains sont des
compléments directs de l’enseignement fondamental, et d’autres
constituent des ouvertures plus larges sur la discipline.
- Thèmes communs à la chimie et la physique : spectrophotométrie,
chimie, physique et art, l’air, l’eau…
- Thèmes “chimie” : le sucre, les sucres, autour d’un
“produit” de la vie courante : un médicament, par exemple
l’aspirine ; un désinfectant, par exemple l’eau de Javel
; une boisson aux fruits…, pigments et colorants...
- Thèmes “physique” : capteurs (optoélectroniques,
de pression, de température, spectrophotomètre…), phénomènes
optiques (mirage, arc-en-ciel, paille dans l’eau…), cadran solaire,
système solaire (utilisation de la troisième loi de Kepler), poussée
d’Archimède, recherche de documents liés à l’histoire
des sciences avec une illustration expérimentale sur la mesure du temps,
l’évolution des idées en mécanique, la réfraction
de la lumière...